Fidji : Trouver l’authenticité des îles Yasawas dans un village de Waya Lailai

Les Fidji… Ce nom qui fait rêver rien qu’à son énonciation. Des plages paradisiaques, des palmiers, des noix de coco, de l’eau turquoise, des poissons multicolores, des îles désertes au bout du monde. Alors oui, les Fidji c’est effectivement tout ça et on en a bien profité pendant 2 semaines.

Mais ce qui fait la beauté de ce pays, c’est aussi sa population douce, bienveillante, souriante, ces enfants qui courent autour de vous et ces “Bula” – le bonjour fidjien – entendus à longueur de journée dont on ne se lasse pas.

On a vraiment découvert cette facette de ce petit paradis en vivant pendant 4 jours avec et comme une famille fidjenne sur l’île de Waya Lailai. On s’est laissés bercer par la douceur de vivre en alternant l’observation de ce qui nous entourait et les activités qu’offre la plus grande île des Yasawas.

 

Vivre au rythme de la communauté

 

C’est après avoir passé plus d’une heure dans un petit bateau (presque une barque) que nous sommes arrivés sur la plage qui borde le village où nous attendaient Wais et Ele, nos hôtes pour ces quelques jours. On est tombés amoureux de l’endroit avant même d’avoir posé le pied sur le sable : les couleurs, les bruits, les paysages ont fait pétillé nos yeux.

Le village regroupe une dizaine de petites maisons. On y trouve également une église, une salle communautaire et un minuscule shop (aux horaires d’ouverture et à l’approvisionnement pour le moins aléatoires). Pour accéder à quoi que ce soit d’autre, il faut prendre un bateau. C’est d’ailleurs le moyen de transport des enfants pour aller à l’école qui se situe de l’autre côté de l’île (plus sympa que le bus, non ?).

Toutes les personnes vivant là font partie de la même famille, il y a beaucoup d’enfants et des allers et venues dans toutes les maisons, tout le temps.

Le confort est sommaire dans les maisons, un bidon d’eau froide en guise de douche, l’électricité seulement quelques heures dans la journée, pas de connexion évidemment, l’impression d’être isolés du reste du monde pas vraiment désagréable.

Nous avons pu assister à deux évènements très importants aux Fidji : la messe du dimanche (jour de la semaine où toutes les activités sont suspendues) et la cérémonie du kava. Le kava est une plante consommée sous forme de boisson la plupart du temps surtout dans les îles du Pacifique. La cérémonie est normalement réservée aux hommes qui boivent le liquide froid au goût terreux (clairement, on a trouvé ça dégueulasse !) en suivant le protocole (taper dans ses mains et dire “Bula”). A haute dose, le kava a le même effet que l’alcool.

On a aussi profité d’être les pieds dans le sable pour confectionner des bijoux avec des coquillages et aller voir ce qui se cachait sous l’eau.

 

Nous avions trouvé notre logement sur Air BnB, plusieurs familles proposent la même chose : une chambre et les repas inclus. On a donc également fait la connaissance d’autres touristes ayant choisi de découvrir le mode de vie des fidjiens (allemands, suisses, sud africains…).

On s’est sentis plus que bien dans cette ambiance détendue et d’échanges constants.

 

Nager avec des requins pour la première fois

 

 

Depuis Waya Lailai, il est possible d’aller observer et nager avec des requins de récifs inoffensifs (50 F$ par personne). Après les tortues à Bali et les dauphins en Nouvelle-Zélande, on avait hâte de voir ces “gros poissons” à quelques mètres. Nous avons embarqué avec Wais et son fils pour atteindre l’endroit où se trouvent les requins à une trentaine de minutes au large.

La profondeur de l’eau est beaucoup moins importante sur le récif. On s’est jetés à la mer avec masque et tuba et on a profité du spectacle, des requins nageant en dessous de nous.

Notre plaisir a vite été gâché… Une excursion d’une dizaine de personnes venant d’un grand hôtel était présente au même moment. Sans aucun respect pour l’animal, les organisateurs, pour amuser les touristes, provoquaient, touchaient, agrippaient même les requins, jusqu’à les élever au dessus de l’eau. La colère et la tristesse ont pris le dessus et ça a alors été compliqué de profiter du moment. De retour sur le bateau, j’ai exprimé mon mécontentement en expliquant que les requins n’étaient pas des jouets et que c’était suffisant et impressionnant de les voir évoluer à une certaine distance. Malheureusement, tant qu’il y aura des touristes qui trouveront ces pratiques divertissantes, elles continueront…

 

 

Randonner pour admirer le coucher du soleil

 

Nous n’avons fait qu’une seule randonnée aux Fidji et c’était à Waya Lailai. L’île est grande et avec des reliefs, il est possible d’emprunter plusieurs sentiers, certains de plusieurs heures et passant par les hauteurs.

Un chemin débute au village où nous étions jusqu’au pic rocheux qui le surplombe. Il est difficile de partir seuls, rien n’est tracé. D’autre part, il est encore plus intéressant d’être au “point culminant”, au lever ou au coucher du soleil, ce qui implique de marcher dans la nuit. Il est très facile de trouver quelqu’un qui vous accompagnera (20 F$).

Il faut compter entre 45 minutes et 1 heure pour atteindre le sommet (ca grimpe un peu mais ça reste vraiment accessible), en passant par différents environnements (à l’ombre sous les arbres, à travers des hautes herbes, des grandes étendues…).

A l’arrivée, la vue est splendide sur une grosse partie de l’île, ses monts, la mer et surtout la petite île en face !

On a pu profiter d’un beau coucher de soleil avant de redescendre en une trentaine de minutes.

On a adoré cette parenthèse loin de tout et immergés dans la culture fidjienne mais les autres îles que nous avons découvert nous ont réservées également de très jolies surprises. Go !

 

6 Responses

  1. Plusieurs remarques :
    – c’est pas sympa toutes ces photos de ouf qui nous font amèrement regretter de ne pas être aller faire un tour aux Fidji quand on était en NZ !
    – cette expérience avait l’air vraiment cool, ca fait presque penser aux volontariats tellement vous preniez part à la vie des locaux
    – j’ai cru voir une photo d’enfants ?! 😀

    • Nico & Perrine dit :

      Plusieurs réponses :
      – Ce sera pour une prochaine fois !!
      – Pour le coup, c’est apparemment facile de faire du volontariat aux Fidji… Pensez-y quand vous irez !
      – Oui… parce qu’on a vécu et vraiment échangé avec eux, mais comme on le fait avec les adultes avec qui on partage (et pas juste un regard dans la rue 😉 )

  2. …ah oui et j’oubliais : FUCK LES GENS qui jouent avec les requins !!!

  3. J’avais raté votre petit passage à Fidji, je me régale de rattraper mon retard! Quelles merveilles!
    Toujours aussi en colère contre ceux qui ne respectent pas la nature, aussi! Mais quel est ce besoin impérieux de tout vouloir toucher alors que ça fait maintenant un certain temps qu’on répète que ça se regarde, c’est tout! je comprends ta frustration…
    Quelle est la réaction des fidjiens eux-mêmes et de votre famille d’accueil, quand tu leur as fait part de ta colère face à ces pratiques? Ont-ils été surpris ou à l’écoute et prêts à en parler autour d’eux pour changer la façon d’accompagner les touristes?

    Je vais de ce pas lire la suite de vos aventures!

    • Nico & Perrine dit :

      Le comportement de ces personnes a gâché notre expérience, dommage pour nous mais c’est surtout une honte et un total manque de respect pour l’animal. Ils ont été surpris de notre réaction et n’ont pas réellement compris qu’on n’ait pas apprécié d’être “si proches” des requins. Ils se sont excusés “par politesse” mais n’ont pas vraiment compris je crois. A la question “pourquoi faire ça ? ce ne sont pas des jouets”, leur réponse a été “ca fait plaisir aux touristes”. On en peut pas leur en vouloir, il y a encore du boulot…

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