Argentine : Ushuaïa, fin del mundo

Ushuaïa est la capitale de la Terre de Feu, cette région d’Argentine en dessous de la Patagonie. Elle se revendique comme étant la ville la plus australe du monde; en réalité, c’est Puerto Williams, au Chili qui est la plus au sud.

Nous avons rejoint Ushuaïa en bus depuis Puerto Natales, un périple qui implique de prendre un ferry. Ce long trajet accentue encore le fait d’atteindre littéralement le bout du monde !

Nous avons passé plusieurs jours sur les hauteurs de la ville dans un super Air BnB.

 

Une ville et beaucoup d’options

 

Certains trouvent qu’Ushuaïa est trop touristique, manque de charme et d’authenticité. Effectivement, la ville use et abuse de sa position au « Fin Del Mundo« . Les rues sont une succession d’hôtels, de restaurants, de bars, de boutiques de souvenirs, d’agences d’excursions tous avec le même thème, le bout du monde et le même but : faire consommer le touriste.

On a tout de même apprécié l’ambiance, ce folklore même très présent et la facilité avec laquelle tout est accessible et proposé.

La meilleure chose à faire dès qu’on arrive à Ushuaïa, est de se rendre au centre d’informations touristiques (en plus il est situé non loin du fameux panneau). Les indications données (en français) sont complètes, claires, détaillées et on peut aisément ensuite décider de ce que l’on veut voir et faire avec toutes les possibilités. On vous remettra des documents avec les différentes agences d’excursions, les explications et les tarifs, des cartes très bien faites pour les randonnées et des informations sur les transports.

Et puis, si comme nous, vous aimez avoir des tampons originaux sur vos passeports (ou ailleurs), c’est là bas qu’il faut les demander. Vous pouvez également y obtenir un diplôme (bravo, vous avez atteint le bout du monde !). Tout cela est gratuit.

L’une des attractions les plus populaires depuis le port d’Ushuaïa, est de faire une croisière sur le canal de Beagle. Il y a différentes excursions plus ou moins longues (et plus ou moins chères).

Au delà de la beauté des paysages observés durant les croisières, les bateaux permettent de s’approcher du phare des Eclaireurs, symbole d’Ushuaïa, et/ou de se rendre sur l’île Martillo qui accueille des colonies de manchots.

A vous de décider ce que vous souhaitez et pouvez expérimenter en fonction de votre budget (entre 50 et 200 € par personne selon l’option retenue).

Nous avons choisi de nous concentrer sur les sentiers de randonnées autour d’Ushuaïa.

 

La nature du bout du monde

 

Il y a plusieurs possibilités de randonnées autour d’Ushuaïa. Si on ne dispose pas de véhicule, plusieurs compagnies de collectivos partent du parking situé à l’angle des avenues Maipu et 25 de Mayo (à 500 mètres du centre d’informations touristiques).

Il y a plusieurs heures de départ et de retour tout au long de la journée, selon où vous souhaitez vous rendre et si vous réservez avec la même compagnie le jour suivant, vous aurez une réduction intéressante (conservez toujours bien votre ticket !).

Nous avons débuté notre découverte de la nature au bout du monde par la randonnée jusqu’à la Laguna Esmeralda. Le trajet en collectivo depuis Ushuaïa dure une vingtaine de minutes. Le chauffeur vous dépose au début du chemin de randonnée et revient vous chercher 4 heures plus tard.

Le sentier de 4 kilomètres est relativement facile et sans gros dénivelé, il est très bien balisé. On passe dans la forêt, on longe une rivière, on peut observer les barrages de castors (un vrai fléau dans la région) et les vues sur les montagnes sont jolies.

Le seul élément qui ralentit la progression est la boue ! Il vaut mieux avoir des chaussures étanches, voire des bottes. Une grosse partie du chemin est très boueuse et une autre est carrément une tourbière, on peut donc s’enfoncer jusqu’aux genoux.

On arrive après moins de deux heures de marche sur le bord de la Laguna Esmeralda qui porte bien son nom. La couleur de l’eau est très jolie et encore plus quand le soleil s’y reflète !

Nous avons également passé une journée dans le parc Tierra Del Fuego.

Comme la veille, nous avons pris un collectivo pour nous y rendre. Le chauffeur fait un premier arrêt à l’entrée du parc pour que l’on s’acquitte du droit d’entrée (560 ARS, moins cher si vous revenez le lendemain). Ensuite, il y a plusieurs endroits où les transports s’arrêtent (à l’aller et au retour), il faut donc prévoir sa journée en fonction.

Depuis le premier stop, l’arrêt Pier (d’où les vues sont déjà très belles et où se trouve le bureau de poste du bout du monde qui délivre pour quelques pesos un tampon officiel), on peut effectuer la randonnée « Pampa Alta » qui est un aller/retour et permet de prendre de l’altitude, ou emprunter le sentier Costera qui amène à une autre partie du parc. Ce sont ces 8 kilomètres que nous avons suivi en alternant passages dans la forêt et ouvertures sur des plages avec montagnes en fond.

Arrivés sur la baie de Lapataia, nous avons effectué plusieurs petites randonnées qui offrent des vues différentes, la plus belle étant celle depuis le mirador Lapataia. Le sentier de la Baliza nous a conduits jusqu’au bout du bout, ensuite, il n’y a plus de route ! A cet endroit se trouve également un arrêt de collectivo dans lequel nous avons grimpé pour rentrer à Ushuaïa.

Depuis le centre d’interprétation Alakush, la randonnée Hito XXIV vous mène jusqu’à la frontière chilienne en passant par la forêt.

Du même point débute la randonnée la plus exigeante du parc, le sentier Cerro Guanaco pour laquelle il faut compter une journée complète.

Il est également possible de camper dans le parc.

Directement depuis la ville d’Ushuaïa, on peut faire deux autres randonnées facilement qui arrivent respectivement au Glacier Martial et au Cerro Del Medio, la météo n’était pas assez clémente quand nous y étions pour découvrir ces deux endroits.

Nous avons apprécié notre étape à Ushuaïa, c’est tout de même très particulier de se dire que l’on est (presque) au bout du monde. Nous avons trouvé la ville agréable. Le plus intéressant est la nature environnante et les possibilités de randonnée. Bien que très jolis, nous n’avons toutefois pas été subjugués par les paysages que nous avons observés. Nous avions peut être encore dans la tête les panoramas de Patagonie qui sont, sans conteste, bien plus majestueux.

 

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