Brésil : Rio de Janeiro, Cidade Maravilhosa

On a passé une petite semaine à Rio de Janeiro et on A-DO-RE cette ville ! On a eu un vrai coup de cœur pour cette grosse métropole et on y serait bien restés (bien) plus longtemps. On comprend pourquoi son surnom est “la Cité Merveilleuse”. On n’aurait pas pu mieux commencer notre découverte du Brésil.

En introduction, on voudrait aborder le sujet de la sécurité (ou plutôt du sentiment d’insécurité) dont fait l’objet Rio. Nous avons pris le métro, le bus, nous sommes baladés à pieds (même le soir) ; nous n’avons eu aucun problème et ne nous sommes jamais sentis en danger. Evidemment, des précautions sont à prendre. Nous sommes restés loin des zones dites “sensibles” (favelas par exemple), faisions demi-tour quand nous sentions que l’ambiance n’était pas safe, ne nous trimbalions pas avec de l’argent ou nos appareils (téléphone, appareil photo) à la main (parfois on ne les prenait carrément pas), etc… Souvent, dans la ville, on trouve des panneaux “Walk in Rio” où les rues sécuritaires sont tracées en couleur, cela aide vraiment à savoir lesquelles emprunter.

Loin de nous l’idée de proclamer que Rio est une ville sans violence et où il ne peut rien arriver. Nous avons peut-être eu de la chance. Mais, toujours en faisant attention, on peut se dispenser de prendre des taxis et parcourir la plupart des lieux et quartiers sans être sur ses gardes de façon exagérée.

Nous sommes arrivés quelques jours avant Noël, nous avons donc décidé de nous faire un petit plaisir et avons réservé les 3 premières nuits au Rio Design Hotel à quelques mètres de Copacabana. Une chambre moderne, une terrasse sur le toit avec piscine et vue d’un côté sur les favelas et de l’autre sur la plage et le Pain de Sucre, un petit déjeuner parfait et un accueil impeccable, le tout pour 50 € par nuit, on a vraiment apprécié ! Feliz Natal !

Nous avons passé les deux nuits suivantes à l’Hotel Plaza Riazor, dans un quartier beaucoup plus populaire. L’établissement est évidemment plus sommaire (mais aussi deux fois moins cher).

Ce qu’on a particulièrement aimé à Rio de Janeiro, c’est que l’on peut autant faire des visites culturelles, se promener dans des quartiers, que faire des randonnées en pleine nature et boire des caïpirinhas sur une plage après une baignade. Une diversité qui nous a clairement séduits !

 

Le Christ Rédempteur, une Merveille du Monde

 

Après Petra, la Grande Muraille de Chine et le Colisée, c’est à Rio de Janeiro que l’on a pu admirer l’une des 7 Merveilles du Monde.

A la base, nous souhaitions rejoindre le Christ Rédempteur en haut du Cocovado à pied, en faisant la randonnée qui débute dans le (très joli) Parque do Lage.

En nous renseignant la veille, nous sommes tombés sur plusieurs témoignages relatant que le sentier était très dangereux. Peu de temps avant, des personnes avaient été victimes d’attaques, d’agressions et de vols. On a également rencontré un guide qui nous a dit que lui même n’empruntait pas ce chemin… Même si on adore marcher (et que c’est le seul moyen gratuit d’atteindre la statut), les récits nous ont refroidis et (comme expliqué dans notre introduction) nous avons préféré ne pas prendre de risques et choisir un autre moyen.

On précise que plusieurs de nos connaissances ont fait cette randonnée et qu’il n’y a eu aucun problème. Tout est une question de chance, on n’a pas tenté le diable !

Il est possible de rejoindre l’entrée du site grâce à des navettes. Elles partent de deux points accessibles en transport en commun : Copacabana et Largo Do Machado et d’un point accessible seulement en taxi ou uber (le tarif de la navette est alors moins élevé) : Paineiras.

Nous avons décidé, tant qu’à payer, d’emprunter le moyen de transport le plus original : le train. La station se trouve à Cosme Velho facilement accessible en transport en commun. On y achète ses tickets pour le transport en train (A/R) et l’entrée pour le Christ Rédempteur. Le tout représente un coût de 18 €. Il y a un départ toutes les 30 minutes et tout est parfaitement organisé.

Il n’y avait pas trop de monde, nous n’avons donc pas attendu pour monter dans un wagon. A certaines périodes, il est préférable de réserver à l’avance sans quoi on peut patienter plusieurs heures (voire ne pas pouvoir embarquer le jour même). On peut se procurer des billets à l’avance sur le site officiel.

Le train traverse une partie en forêt, on peut observer la végétation luxuriante et, avec un peu de chance, quelques singes. Nous n’en avons pas vu à ce moment là, mais plusieurs à notre arrivée avant de grimper les dernières marches qui amènent aux pieds du Christ.

A moins d’être en haut du Corcovado très tôt le matin, il est difficile d’éviter la foule. La terrasse devant le Christ n’est pas énorme et beaucoup de monde s’y concentre. Il faut user d’imagination pour avoir une photo sans étrangers !

Pour être honnêtes, nous n’avons pas été subjugués par le Christ Rédempteur. Il est effectivement immense mais on l’imaginait plus grand. Pour nous, pas de comparaison possible avec deux autres merveilles : Petra et la Grande Muraille de Chine, qui (encore une fois selon nous) méritent bien plus la célèbre distinction.

La vue compense toutefois, le regard se porte à 360 ° sur tous les endroits de Rio.

Il y a bien d’autres possibilités de prendre de la hauteur.

 

Pedra Da Gavea, la randonnée infernale

 

Motivés à bloc, on a décidé de s’attaquer à la randonnée la plus difficile de Rio de Janeiro, mais aussi celle qui offre la vue la plus spectaculaire.

Le début du sentier de la Pedra Da Gavea se trouve à un peu plus d’un kilomètre de la station de métro Jardin Oceânico. Il y a un portail et un garde, on doit s’enregistrer avant de commencer l’ascension.

Je n’emploie pas ce mot par hasard, le chemin grimpe et pas qu’un peu et ce, dès le premier mètre ! La randonnée n’est pas très longue. Il y a 4 km entre le point de départ et le sommet, 8 km en tout puisqu’il ne s’agit pas d’une boucle. Tout le chemin est dans la jungle.

Nous avons pourtant mis plus de 3 heures pour arriver en haut de la Pedra Da Gavea. Le dénivelé et la chaleur ont vraiment été durs à supporter. Nous avons fait plusieurs randonnées, dans de nombreux pays, la Pedra Da Gavea reste l’une des plus difficiles. Il faut être en très bonne forme physique.

Comme par magie, lorsque nous perdions notre énergie, une petite tête mignonne faisait son apparition. La présence de ces petites créatures nous ont vraiment aidés à avancer. On rencontre des petits singes très régulièrement.

La toute dernière partie est clairement dangereuse. Il s’agit d’une pente très abrupte sans vraie prise. Un mur d’escalade sans équipement ! Nous avons tous les deux commencé à grimper ; seul Nico est allé jusqu’au bout. Je suis, pour ma part, restée bloquée (par ma petite taille et la peur de me faire mal). C’est un gentil sportif qui était en train de redescendre qui m’a aidée à rejoindre un pallier plus en sécurité.

Il est possible d’emprunter un autre côté du “mur” où se trouvent des professionnels avec des cordes et des baudriers (10 € pour l’A/R).

Si on arrive au bout, l’effort est clairement récompensé. La vue est OUF (il n’y a pas d’autre mot). Il ne faut pas souffrir du vertige. Le panorama est à couper le souffle de tous les côtés.

Heureusement, même avant le passage très difficile, le paysage, bien que moins impressionnant, reste magnifique.

Nous conseillons donc cette randonnée aux sportifs, en bonne condition physique, ne souffrant pas de vertige et avec des jambes assez grandes !

Sinon, Rio possède d’autres points de vue plus facilement accessibles : Vista Chinesa dans la forêt nationale Tijuca, Dois Irmaos qui nécessite de faire appel à un moto-taxi pour une partie qui passe par une favela ou encore Pedra Do Telegrafo qui est, dès 9h du matin, envahi par le monde.

 

Balade dans la ville

 

Il n’y a pas forcément besoin de prendre autant de hauteur pour apprécié Rio. Plusieurs endroits dans la ville valent le détour.

Le plus connu (et le plus fréquenté) est l’escalier Selaron, ces marches de céramique colorées.

C’est l’artiste d’origine chilienne Jorge Selarón qui a commencé la rénovation de cet escalier en 1990 et souhaitait rendre hommage au peuple brésilien.

C’est un des endroits les plus visités de Rio. Il y a toujours beaucoup de monde. Nous avons attendu (parfois longtemps) pour réussir à avoir des clichés où on a l’impression que nous sommes seuls (une averse nous a bien aidés aussi !).

L’escalier Selaron relie les quartiers de Santa Teresa et de Lapa.

A Lapa, vous pouvez observer plusieurs monuments, plus ou moins esthétiques mais néanmoins remarquables.

Ne manquez pas la visite de la Bibiothèque Nationale sur la même place que le Théatre Municipal et le Musée National des Beaux Arts.

A proximité, se trouve la Cathédrale de Rio de Janeiro qui est… particulière (pour ne pas dire hideuse).

Non loin, le vieux tramway de Rio glisse sur les Arcos de Lapa ou l’Aqueduc de Carioca avant de rejoindre Santa Teresa.

Ce quartier en pente a gardé de vieux airs. Le tramway y passe régulièrement et on y trouve pleins de petits restaurants, il a un côté bobo. Il est situé sur une butte, il est surnommé “le Montmartre de Rio“.

Vous pouvez  aussi aller sur la terrasse du Museu Chacara do Céu (sans payer l’entrée au musée) et profiter de la vue.

Le Christ Rédempteur  et le Pain de Sucre ne sont jamais bien loin !

 

Des plages avec vue sur le Pain de Sucre

 

Ce n’est pas une légende, les cariocas vont beaucoup à la plage (et portent tous des Havaianas aussi !), elles sont donc souvent bondées. Celles de Copacabana et Ipanema sont les plus célèbres de Rio et elles sont effectivement très jolies et surtout très grandes.

Il y en a pourtant une multitude d’autres en plein centre ville où l’on peut autant profiter du sable, de l’eau et des caïpirinhas ! Nous avons eu deux petites préférées aux ambiances plus familiales : Flamengo et surtout Vermelha.

Cette dernière est toute petite, elle forme presque une crique. Le gros plus de cette plage est la vue sur le Pain de Sucre qui est vraiment superbe.

Une des activités est évidemment de monter en haut de ce mont, particulièrement au coucher du soleil. On peut atteindre la première petite montagne à pied mais on n’a pas le choix de prendre le téléphérique à mi parcours pour rejoindre le deuxième point le plus haut (le prix est le même).

Nous nous étions préparés à le prendre du départ juste avant le coucher du soleil. Quand nous avons vu les nuages se former et l’interminable file pour prendre les tickets (16 € par personne) et donc imaginé ce que serait le spectacle en haut, on a changé d’idée et finalement on a passé un peu plus de temps sur la plage qui devenait de plus en plus calme au fur et à mesure que la lumière baissait. Un joli dernier moment dans cette ville qu’on a tellement aimé.

Nous n’avons pas tout vu de Rio, loin de là, nous aurions pu y rester encore plusieurs jours. Nous y retournerons, c’est certain ; mais nous devions rejoindre une autre partie du Brésil, cette fois pour fêter le Nouvel An !

 

2 Responses

  1. jean christophe veyssiere dit :

    Salut Nico et Perrine

    En ces temps de confinement, quel plaisir de visiter votre blog qui me donne raison d’avoir été jaloux de vous lorsque tu nous as annoncé ton intention de départ.
    Heureux couple que de pouvoir partager ces moments et découvrir ce monde qui est en danger par notre faute.
    Une autre raison pour penser à toi Nico, c’est le stage de Drone que l’on m’a offert à Noel dernier 😉

    Bon vent et continuez à nous faire rêver

    • Nico & Perrine dit :

      Salut ! Un peu compliqué en ce moment de continuer nos aventures 😉
      Merci beaucoup pour ton message. On pourra échanger nos connaissances du drone !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *